Matt — Ambassadeur TAKOON
Pour Matt, le pumping n’est pas une question de hauteur. C’est une question de distance. Sur un plan d’eau paisible près d’Orléans, Matt, ambassadeur TAKOON, passe ses sessions à repousser la distance. Pas de vent à attendre. Pas de vague à prendre. Juste une étendue d’eau, un foil et l’envie de continuer à voler.
Passionné de pumping longue distance, Matt cherche toujours à aller un peu plus loin. Ce qui a commencé par un défi simple — réussir son dockstart et rester sur le foil — s’est progressivement transformé en autre chose : une recherche d’efficacité, de rythme et de distance.
Nous avons retrouvé Matt sur son spot près d’Orléans pour comprendre ce qui le pousse à continuer, ce qui rend le pumping longue distance si addictif et pourquoi les meilleures sessions sont parfois celles que l’on ne veut tout simplement pas arrêter.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de te mettre au dockstart ?
Au début, c’était surtout le défi. Réussir à monter sur le foil, trouver le bon rythme et essayer de rester en l’air un peu plus longtemps à chaque fois. Au début, on progresse assez vite et chaque mètre supplémentaire ressemble à une petite victoire.
Puis, à un moment, j’ai arrêté de penser uniquement au départ. La question est devenue : jusqu’où puis-je aller ? Ça a complètement changé ma façon d’aborder le pumping.

Qu’est-ce qui t’attire dans le pumping longue distance ?
Il y a quelque chose d’addictif dans le fait d’aller toujours plus loin. Tu es entièrement responsable du mouvement du foil. Il n’y a pas de vent à attendre, pas de vague pour te porter.
Il n’y a que tes mouvements, ta technique et l’efficacité du foil. Quand tout s’aligne, tu trouves un rythme où tout devient presque naturel. C’est cette sensation que je recherche.
Qu’est-ce qu’on ressent quand on trouve le bon rythme ?
De la fluidité. Si tu te bats contre le foil ou si tu forces chaque mouvement, tu dépenses trop d’énergie. Sur la distance, il faut réussir à se relâcher et laisser le foil travailler.
Petit à petit, tu ressens les moindres variations de vitesse et de hauteur. Tu arrêtes de réfléchir à chaque mouvement. Ton corps réagit naturellement et tout devient plus fluide. La meilleure sensation, c’est quand tu trouves ton rythme et que tu continues, tout simplement.

Le pumping longue distance, c’est plutôt physique ou technique ?
Les deux, mais je pense que l’efficacité fait le lien entre les deux. Il faut évidemment de l’endurance, mais c’est la technique qui détermine la manière dont tu utilises ton énergie. Si chaque pump te coûte trop d’effort, tu n’iras pas très loin.
Tout l’enjeu est de trouver le minimum d’effort nécessaire pour maintenir le foil en vol. Plus la distance augmente, plus cette efficacité devient importante.
Et mentalement ?
Le mental prend de plus en plus d’importance. Au début, tu es très concentré sur la technique. Mais après un certain temps à pomper, ça devient aussi un jeu mental. Tu trouves ton rythme et tu te concentres sur ce qu’il y a devant toi. Finalement, c’est très simple : garder le foil en vol et continuer à avancer.

Combien de temps durent tes sessions de pumping en général ?
C’est très variable. Si je pars sur un long run, en général je n’en fais qu’un. Si je fais plusieurs runs plus courts, mes sessions durent plutôt entre 2 et 3 heures.
Quel est ton record jusqu’à présent ?
Mon record sur un seul run est de 2h03, pour un peu moins de 30 km.
Qu’est-ce que tu recherches dans ton setup pour la longue distance ?
De l’efficacité et de la glisse. Sur de longues distances, je veux un foil qui conserve sa vitesse et qui ne demande pas de pomper agressivement en permanence. Plus il glisse efficacement entre chaque mouvement, plus je peux économiser mon énergie. Tout doit être équilibré. L’idée n’est pas de se battre contre le matériel. Il faut que le foil devienne presque une extension du mouvement.
Quel est ton setup idéal pour le pumping longue distance ?
Mon setup idéal pour la longue distance est un foil à haut aspect ratio, fin et rapide, avec une grande envergure sans être excessive — moins de 2 mètres — et une surface autour de 1500 à 1900 cm².
Je recherche avant tout une excellente glisse entre les pumps, tout en gardant suffisamment de portance et un foil facile à relancer. Chez Takoon, les ailes avant Pump Pro et Pump Extreme correspondent particulièrement bien à ce que je recherche pour ce type de pratique.
La rigidité de l’ensemble est également essentielle. J’utilise un mât Takoon en carbone associé au fuselage Titanium pour obtenir un maximum de rigidité et transmettre le plus directement possible chaque impulsion au foil. Cela permet aussi de limiter les petits déséquilibres et les micro-corrections qui, sur la distance, finissent par coûter beaucoup d’énergie.
Enfin, je recherche une vitesse de décrochage basse, qui me permette de ralentir sans risquer de perdre le vol. Sur la longue distance, chaque détail compte : plus le foil glisse et conserve son énergie, moins j’ai besoin d’en dépenser.
Qu’est-ce qui te donne envie de recommencer ?
Cette sensation qu’on peut toujours aller un peu plus loin. Tu termines une longue session avec une nouvelle distance et, presque immédiatement, tu commences à te demander ce que tu pourrais faire différemment la prochaine fois. Est-ce que je peux être plus fluide ? Plus efficace ? Garder le rythme plus longtemps ? Il y a toujours un kilomètre de plus.
