Alors que le vent s’absente et les plages se remplissent sur les côtes d’Europe, le Portugal se présente souvent comme la parfaite destination pour trouver des conditions de navigations idéales et une fréquentation des spots limitée en plein été. Julien Frering, ambassadeur Takoon, nous y raconte son séjour au spot emblématique de Guincho.

Bonjour Julien. Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Julien Frering, j’ai 25 ans, je vis dans le Sud de la France et suis ambassadeur Takoon depuis maintenant 4 ans.

Est-ce ta première fois à Guincho ?

C’est la deuxième fois que je viens à Guincho. J’y étais déjà passé il y a 2 ans lors d’un road trip à travers le Portugal.

Quelles ont été les conditions?

Le vent à Guincho, c’est comment dire, énorme ! J’ai eu 12 jours de vent sur 13 jours sur place. Il peut y avoir 20 noeuds d'annoncé et en trouver 35 sur place. J’ai eu de 15 à 50 noeuds cette année. C’était tout simplement incroyable de naviguer à Guincho par 50 noeuds. Nous n’étions que 3 kitesurfers et 6 windsurfers à l’eau.

Pour ce qui est des vagues, il y en a tous les jours et à toute heure de la marée. Le meilleur moment reste la marée haute car même si les vagues sont plus petites, elle sont bien plus puissantes. Il peut y avoir de 1 à 3 mètres. Au delà, ça commence à saturer et à devenir compliqué de passer la barre.

Quel est le meilleur moment pour venir à Guincho ?

L’été est la meilleur période avec du vent presque tout les jours. Cela en est même usant, en naviguant à partir de 14h jusqu’au coucher du soleil.

Est-ce facile d'accès? Comment y es-tu allé ?

Guincho est très facile d accès. Le spot se trouve à 30 minute de l’aéroport de Lisbonne où il est possible de louer un van ou une voiture pour se rendre sur place.  Cette année, j’y suis allé avec mon van afin de pouvoir emmener un maximum de jouets.

 Quel est la ville la plus proche ?

La ville la plus proche est Cascais avec un camping super sympa mais aussi de nombreux hôtels. Il y a un restaurant sur le spot de Guincho avec un parking payant et sécurisé qui donne accès à des douches et une zone pour rincer son matériel, idéal quand tu y es en van.

Existe-il une communauté de kitesurfers sur place ?

Je ne parlerai pas communauté mais plutôt de groupes qui se forment en fonction de la langue, avec les francophones qui en représentent plus de 50%. Il y a également quelques locaux portugais facile à reconnaître car ils naviguent strappés pour la majorité. 

Est-ce le meilleur spot de vague du portugal ?

Ce n’est pas le meilleur spot de vague du Portugal, mais ça reste une valeur sur en terme de vent. J’ai eu l’occasion de naviguer ailleurs comme à Viana ou encore Ericeira, mais Guincho reste le plus venteux.

Ericeira est revanche le spot où j’ai connu ma plus belle vague portugaise.

Quels sont les autres spots que tu conseillerai ?

Il y a énormément de spots au Portugal, dont certains où tu peux naviguer seul. C’est alors magique d’avoir le spot pour soit alors qu’en France tout est saturé. Il y a des spots de vague tout le long de la côte avec pour mon top 3, Guincho, Ericeira et Peniche. Il y a également quelques spots de flat comme Obidos qui est à mon sens le spot de freeride par excellence au nord de Lisbonne.

Qu’avais-tu mis dans ton boardbag ?

Le quiver parfait pour le Portugal  c’est la Wook en 6, 8, 10 et 14m² afin de pouvoir naviguer sur tous les spots. Pour la planche, j’ai choisi la nouvelle Candy en 5’7 pour tirer avantage au maximum de son volume pour un une navigation solide peu importe les conditions de vagues. Je ne voyage également jamais sans ma Bonk 146. Elle me suit partout car je ne dis jamais non pour une session en chausses, encore moins dans de grosses vagues ! C’est pour moi une super alternative au surf strappé tout en étant bien plus fun. Et bien sûr mon Tiki pour se balader dans les lagunes mais malheureusement pour lui cette année, j’ai eu trop de vague et de vent pour le sortir

Peux-tu nous en dire plus sur tes navigations en Candy et Wook à Guincho ?

La Candy est la planche parfaite pour rider à Guincho. Elle permet de surfer en puissance, un style que j’apprécie, avec des courbes appuyées et rapides comme j’ai rarement pu le faire en strapless. Son volume permet également de garder suffisamment de vitesse en sortie de cut back ou lors de gros virages pour se rapprocher au plus près d’une session de surf, avec l'avantage de fonctionner tout aussi bien en freestyle en profitant de bonnes rampes en remontant au peak.

 Question aile, pour le Portugal, je voulais une Wook et rien d’autre. C’est l’aile de vague de la gamme, parfaite pour les conditions que j’ai rencontré. Elle a une stabilité et un drift à tout épreuve qui m’a permit de vraiment me concentrer sur mon surf. J’ai fait le choix de la naviguer avec le V-bas et des lignes plus courte allant de 15m pour la 6m² et 8m², à 17m pour la 10m² et 20m pour la 14m². Cela permet d’avoir un style vraiment radical, l’aile reste là où tu le décides et elle drift encore mieux. Mon conseil pour un waverider, c’est de naviguer avec une barre en 17+4m afin de vraiment tirer le meilleur de la Wook dans tout type de conditions de vagues et de vents.